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Fertilisation

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Azote

Fertilisation du maïs

Article intéressant de Roger Rivest, agr. au MAPAQ Montérégie-Est, sur l'efficacité de la fertilisation azotée dans le maïs. Compilation de données sur 3 ans. À lire absolument!!! img

 

La fertilisation en azote du maïs est toujours un sujet délicat étant donné qu'elle est responsable est majeure partie du rendement final de la culture. Le besoin du maïs en azote est fixée entre 120 et 170 dans le Guide de Référence en Fertilisation 2003. Bien sûr, il est possible de surfertiliser son maïs afin d'obtenir un meilleur rendement mais il ne faut pas perdre de vue que le surplus de rendement ne rapporte rien étant donné qu'il a été payé par l'achat d'azote. L'idéal est de trouver la dose d'azote qui donnera le meilleur rendement et ce, à moindre coût. Scientifiquement, il a été démontré que la dose d'azote totale idéale est de 150 kg/ha, pour obtenir un rendement de 9t/ha. Au dessus de cette quantité, ce n'est pas l'azote qui fait la différence de rendement mais bien la génétique de l'hybride. Il faut également tenir compte du type de sol, de la culture précédente, de la matière organique du sol, des déjections animales appliquées l'année précédente, de la compaction, de la possibilité du sol à donner un bon rendement, etc. Si votre sol n'est pas en condition idéal (drainé, nivellé, bon pH, etc) pour faciliter le développement et la croissance de la culture, rien ne sert de surfertiliser car la récolte ne remboursera pas la fertilisation appliquée. Une surfertilisation pourra même apporter d'autres problématiques au sol qui n'aideront pas la culture. Bref, la fertilisation azotée du maïs reste une évaluation qui se fait ferme par ferme. Il est par contre très intéressant d'évaluer la "dose idéale" pour votre entreprise afin d'obtenir le meilleur rendement à moindre coût!!!

Phospore

Projet Phosphore

Avec le Réglement sur les Exploitations Agricoles (REA), les entreprises sont limitées par le phosphore pour la fertilisation des cultures. Comme la maïs est la culture la plus exigente en fertilisation, 5 producteurs du Club Durasol on fait le projet phosphore dans un champ de maïs au printemps 2002. Le test consiste à faire, dans un même champ de maïs, une parcelle avec démarreur de phosphore et l'autre, sans phosphore. Le même démarreur de maïs est utilisé (azote et potasse), seul le phosphore change. Les entreprises peuvent avoir utilisées des déjections animales comme apport fertilisant soit au printemps ou à l'automne précédent.
Le champ a été suivit durant la saison de culture 2002. Des analyses de sol ainsi que des analyses foliaires ont été prises au stade 6-7 feuilles du maïs. Les populations on également été comptées à ce stade. À la récolte, les rendements seront compilés et un échantillon de grains sera prélevé. Il est à noter que chaque analyse est faite dans les deux parcelles d'essai, soit avec du phosphore dans le démarreur ainsi que dans l'autre, qui n'a pas de phosphore dans le démarreur.
Une fois toutes les données récoltées, chaque producteur aura un compte rendu de ses parcelles afin de voir si le démarreur avec phosphore a eu impact sur le rendement et si c'est le cas, le prix du phosphore du démarreur est-il payé par cette hausse de rendement???

Les critères de réussite pour diminuer ou enlever le phosphore dans le démarreur sont:

Il est peu recommandé d’éliminer le phosphore du démarreur sur les sols dont la richesse est < 7,6% de saturation en phosphore.

Éliminer le phosphore granulaire pour les sols recevant des engrais organiques dont la saturation en phosphore est entre 7,6% et 15%.

Éliminer toutes les formes d’engrais minéraux phosphatés (liquide ou granulaire) sur tous les sols dont la richesse est > 15% de saturation en phosphore.

Résultats
Sur les 5 producteurs qui ont effectué l'expérience, un seul a été éliminé de la compilation car les récoltes n'ont pas été pesées. Les 4 autres producteurs, très satisfaits de leurs résultats, ont prouvé que le démarreur de phosphore peut être complètement retiré de la formulation. Les résultats sont disponibles auprès de votre conseiller du Club Durasol Drummond.

Le projet est une initiative de Jean Cantin, agronome, MAPAQ, Centre de services de
St-Bruno.

Chaux

La chaux, un élément essentiel

L'importance de la fertilisation et du drainage sur la production des cultures végétales est largement reconnue. Par contre, la chaux est moins souvent mentionnée comme élément de productivité. Toutefois, les bénéfices du chaulage sont nombreux :
1. Amélioration de la structure du sol, le mouvement de l'eau et de l'air dans le sol est plus facile et plus rapide, il en résulte une plus grande capacité d'absorption et une meilleure rétention d'eau ;
2. Réduction de la solubilité du fer, du manganèse et de l'aluminium, éléments qui peuvent devenir toxiques et fixer le phosphore ;
3. Ramène le pH à un niveau optimal pour plusieurs réactions chimiques et biologiques, entre autres, une meilleure efficacité d'utilisation des éléments fertilisants, et une meilleure fixation symbiotique chez les légumineuses.

Le chaulage peut se faire en tout temps lorsque les conditions du sol s'y prêtent. La fin de l'été et le début de l'automne sont des périodes de choix pour l'application de chaux sur les prairies. Pour obtenir un meilleur résultat, il est recommandé de l'appliquer avant le labour et de l'enfouir. Cependant, pour les prairies et les pâturages de longue durée, la pierre à chaux peut être appliquée en surface. Son infiltration dans le sol est lente mais des recherches ont démontré que même si son efficacité est en partie réduite par rapport à un enfouissement, elle n'en produit pas moins des effets très positifs sur les rendements, le pH et le niveau de calcium.

La quantité de chaux à appliquer varie selon le type de sol, la teneur en matière organique et la profondeur de l'enfouissement. Il est fortement recommandé de procéder à une analyse de sol pour définir les besoins en chaux.

La chaux n'est pas un substitut aux engrais mais un produit de base qui améliore les conditions chimiques et physiques du sol. Une déficience de chaux est un facteur limite de la capacité de production et de rentabilité des investissements dans les engrais.

Réal Michaud, agr.
Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ste-Foy

 

SOUFFRE
Valérie Robert, agronome

Mon maïs a-t-il besoin de plus de soufre?

Depuis quelques années, bon nombre de producteurs se questionnent sur l’utilité d’augmenter la quantité d’éléments mineurs dans la fertilisation de leur maïs grain. En effet, étant donné la recherche de rendements maximaux et les différentes informations circulant sur le sujet pousse les producteurs à se questionner sur l’efficacité réelle de ces ajouts. Un des éléments mineurs le plus observé est le soufre.

Le soufre est l’un des éléments minéraux indispensables à la croissance et à la reproduction des cultures. Il joue un rôle primordial dans la synthèse des protéines, en entrant dans la composition de deux acides aminés : la cystéine et la méthionine. Ces deux acides aminés sont essentiels au métabolisme microbien comme au métabolisme de la plante. Le soufre permet une plus grande multiplication des micro-organismes du sol ce qui se traduit par une plus forte minéralisation de la matière organique, donc un surplus d’azote pour la plante.

Aussi, comme le soufre intervient dans la transformation de l’azote en protéine, les plantes carencées en soufre ont une moins bonne teneur protéique même si le sol est suffisamment riche en azote. Les plantes qui ont les plus gros besoins en soufre sont celles qui contiennent le plus de protéines, et en particulier des protéines à fortes proportions de cystéine et de méthionine. Le soufre peut donc contribuer à l’obtention de bonnes récoltes de grains!

La plus grande source de soufre disponible pour les cultures est la décomposition de la matière organique. Une source secondaire, très importante aussi, est le soufre qui se dépose de l’atmosphère en provenance de la combustion des carburants, des industries et des automobiles qui dégagent dans l’atmosphère des sulfates que les pluies acides redéposent sur le sol ou sous forme sèche en sulfate d’ammoniaque. Il ne faut pas non plus négliger l’apport soufré des fumiers qui, lorsque appliqués régulièrement dans les champs, permettent de maintenir un bon « pool » de soufre et peuvent combler en totalité ou en partie les besoins de plein d’autres éléments mineurs.

Lors de la prise de vos échantillons de sols, n’hésitez pas à demander la teneur en soufre soluble (ou facilement assimilable pour la plante) de votre sol. Des teneurs inférieures à 10 ppm pour la luzerne et à 6 ppm pour le maïs et les céréales sont considérées comme faible. Lorsque de faibles teneurs sont obtenues, il est possible de corriger le tir en utilisant des fertilisants et des amendements soufrés tels le sulfate d’ammonium, le sulfate de potassium et de magnésium, le gypse, le sulpomag, etc… Le chaulage a aussi un rôle important à jouer car la chaux stimule la minéralisation de la matière organique du sol et favorise la mise en circulation du soufre. Donc, avant de décider de rajouter du soufre supplémentaire dans vos engrais, vérifiez la teneur de votre sol!